Prix de la Porte Saint-Thomas : neuf partants à Saint-Malo
Neuf chevaux s'élancent samedi soir à Saint-Malo dans le Prix de la Porte Saint-Thomas, une épreuve de haies à réclamer sur terrain souple en Bretagne.
L'enjeu de l'épreuve
Le Prix de la Porte Saint-Thomas, également identifié comme Prix Capitaine Gefflot, se dispute ce samedi 1er août à 19h02 sur l'hippodrome de Saint-Malo. C'est une épreuve de haies à réclamer, dotée de 19 000 euros, réservée aux chevaux de 4 ans pouvant être réclamés pour 9 000, 11 000 ou 13 000 euros. Neuf partants se présentent au départ, une réunion aux allures d'affaire de spécialistes locaux plutôt que de rendez-vous couru par les meilleurs éléments de la discipline, mais qui garde tout son intérêt pour les écuries bretonnes engagées ce jour-là. Cinq chevaux initialement engagés ont finalement déclaré forfait, un mouvement qui n'est pas rare sur ce type d'épreuve de catégorie modeste en plein cœur de l'été. La formule à réclamer, qui expose chaque partant à un changement de propriétaire après l'arrivée, pousse aussi certaines écuries à ménager leurs meilleurs éléments plutôt que de les engager à ce niveau d'allocation, ce qui explique en partie la physionomie resserrée du plateau retenu ce samedi à Saint-Malo.
Le parcours
La course se court sur 3900 mètres, une distance longue pour une épreuve de haies qui sollicite l'endurance autant que la technique de saut. Le poids de base est fixé à 67 kilos, avec des surcharges de 2 kilos pour les chevaux réclamés à 11 000 euros et de 4 kilos pour ceux réclamés à 13 000 euros, complétées d'une surcharge additionnelle de 2 kilos pour les chevaux ayant déjà touché 8 000 euros de gains en haies cette saison. Ce barème resserre l'écart entre des chevaux de valeur inégale et rend la lecture du poids porté aussi déterminante que la forme récente pour juger les chances de chacun sur la piste de Saint-Malo. Le nombre et la nature des obstacles disposés sur ce tracé n'ont pas été précisés par les sources consultées pour cette réunion, une donnée qui n'est donc pas reprise ici plutôt que d'être estimée ; seule la distance de 3900 mètres, longue pour une épreuve de haies, permet d'anticiper un train qui devrait rester soutenu de bout en bout plutôt que réglé sur un simple sprint final.
Les engagés qui comptent
My Gemme (3), confiée au jockey B. Le Clerc, est le choix mis en avant par Equidia, qui rappelle que la jument a déjà fait ses preuves sur cette piste et qu'elle a signé une rentrée encourageante à Clairefontaine. Rory Willong (2), monté par A. Blais, sort d'une victoire récente et arrive donc sur une dynamique favorable, ce qui en fait le principal rival annoncé de My Gemme. Majesté Deciergues (8), avec A. Renard en selle, est présenté comme un élément régulier plutôt que comme un cheval de pointe. Montvalezan (1), guidé par A. Zuliani, retrouve les haies après une absence de la discipline, une donnée qui pèse sur son évaluation tant qu'elle n'a pas été confirmée en course. Ces quatre noms concentrent l'essentiel de l'attention portée à la réunion, sans qu'aucun ne s'impose comme une évidence : la victoire récente de Rory Willong et la référence de terrain de My Gemme sont deux arguments de nature différente, l'un tourné vers la forme immédiate, l'autre vers la connaissance de la piste malouine.
Le terrain
Le terrain de Saint-Malo est annoncé souple, coté 3,5, sous un ciel partiellement nuageux et une température de 20 degrés accompagnée d'un vent de 20 km/h de secteur nord. Cette souplesse du sol, sur une distance de 3900 mètres, favorise généralement les chevaux capables de tenir leur effort dans la durée plutôt que ceux qui comptent sur une pointe de vitesse en fin de parcours. My Gemme, dont la rentrée à Clairefontaine a été jugée encourageante par les observateurs, et Rory Willong, sur sa lancée d'une victoire récente, restent les deux noms à surveiller en priorité à l'heure d'aborder cette réunion bretonne. Les partants complets de la course à Saint-Malo restent consultables jusqu'au départ, à 19h02. Le vent de secteur nord annoncé à 20 km/h ne devrait pas suffire à sécher un sol déjà coté souple, et rien dans les éléments disponibles ne laisse attendre une évolution sensible du terrain entre la présentation de la réunion et l'heure du départ, en fin de programme de cette soirée bretonne.